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En prévision de la rentrée sociale: Le PT appelle à la prise de “mesures d’urgence”

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Àl’approche de la rentrée sociale coïncidant cette année avec l’Aïd el-Adha, le Parti des travailleurs (PT) appelle à la prise de “mesures d’urgence” si l’on veut éviter que cette situation atteigne “le seuil de l’intolérable”. Dans un communiqué sanctionnant la “réunion hebdomadaire” de son secrétariat du bureau politique, le parti de Louisa Hanoune se dit en effet, “inquiet de la situation sociale des travailleurs et de leur famille, voire de la majorité du peuple qui ne cesse de se dégrader, en conséquence de la chute continuelle du pouvoir d’achat et de la dégradation des services publics”.

L’appréhension du PT est d’autant plus grande que cette rentrée intervient dans un contexte marqué par “une opacité politique angoissante”. Pour le PT, “les solutions pour tous les problèmes du pays se trouvent dans la correction des politiques qui les ont engendrés”. Il juge que “les moyens pour régler ces problèmes existent et les chiffres faramineux de surfacturation des marchés publics, des impôts non recouvrés et les crédits économiques non remboursés le démontrent bien”.

Le PT ajoute que “solutionner la crise actuelle, qui de notre point de vue n’est pas le produit de la chute du baril de pétrole, passe par le coup d’arrêt qui doit être donné à la politique de prédation, au siphonnage des deniers publics via des pseudocrédits économiques, aux transferts illicites de devises dans le commerce extérieur, au non-recouvrement des impôts et à l’iniquité dans la politique fiscale”. “C’est par ce type de mesures que l’État pourra répondre aux attentes et par la même assurer notre souveraineté économique, asseoir une véritable solidarité nationale et donc immuniser le pays à l’extérieur et en interne”, estime-t-il encore.

Dans le même communiqué, le PT n’a pas manqué d’accabler, par ailleurs, le secteur de la santé “où, regrette-t-il, il vient encore d’y avoir mort d’homme dans un hôpital, cette fois-ci dans un CHU de la capitale (CHU Parnet), encore une femme enceinte, morte après avoir fait le tour des hôpitaux d’Alger pour n’avoir pas été prise en charge, faute de personnel et ces cas sont légion dans toutes les wilayas”.

D’où son appel également à la prise de mesures “en urgence” dans ce secteur. “Cherchera-t-on des boucs émissaires parmi les gynécologues et les sages-femmes, comme ce fut le cas avec le décès de la parturiente à Djelfa ?” s’interroge le PT tout en déclarant joindre sa voix à celle des syndicats de la santé pour “demander la libération du personnel médical incarcéré suite à cette affaire”. Car comme eux, le PT “considère que la responsabilité dans cette affaire incombe entièrement au ministère de tutelle et à sa politique sanitaire qui a engendré un énorme déficit en moyens humains et matériels dans nos hôpitaux, elle incombe à ceux qui ont réduit de 75% les budgets des hôpitaux à travers des dispositions des lois de finances 2016 et 2017, à ceux qui ont imposé la loi scélérate sur la retraite qui a contraint au départ massif à la retraite anticipée.”

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