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Le ministre de l’agriculture, Abdelkader Bouazghi, l’a laissé entendre depuis Aïn Témouchent: Viticulture : le début de la fin ?

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En visite, hier, à Aïn Témouchent, Abdelkader Bouazghi, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a déclaré que le pays a un stock important de vin invendu. Il a indiqué qu’il y a deux ou trois jours, le responsable du groupe chargé de la gestion de l’entreprise de production du vin l’a informé de ce surstock alors que la Tunisie a réussi à exporter son vin.

Selon le ministre, c’est une question de concurrence et de compétition du marché qui est ouvert et qui ne permet pas à notre vin d’être écoulé. “Je vous le dis officiellement et vous pouvez l’écrire, que la Sotravit (ex-ONCV) a un stock dédié à l’exportation”, a-t-il insisté comme pour dire que la viticulture c’est fini.

Pour étayer ses dires, le ministre évoque un raisonnement qui se fait en fonction du marché, des vocations des régions, à l’image d’Aïn Témouchent, et de ce que veulent les agriculteurs. “Eux, ils sont dans la céréaliculture, le raisin de table et le maraîchage qui participent à la croissance économique aussi bien au niveau de la wilaya qu’à l’échelle nationale’’. Pour lui, il est du devoir de l’État de ne pas laisser des terres inoccupées et inexploitées qui devront être orientées vers d’autres activités par le biais des commissions spécialisées installées au niveau de la wilaya qui auront la charge d’étudier ce type de dossiers et de redistribuer ces terres conformément à la loi en vigueur.

Au sujet de la dernière décision prise par les pouvoirs publics relative à l’abattage du mouton du sacrifice confié aux seuls abattoirs communaux, le ministre a rejeté l’idée d’une lecture politique ou d’une quelconque arrière-pensée. ‘‘C’est dans le seul intérêt du citoyen qui doit sacrifier son mouton dans de bonnes conditions sous le contrôle des vétérinaires qui seront mobilisés pour la circonstance’’, a-t-il souligné.

Au sujet des efforts consentis par son département qui a mis les moyens pour son développement, il a indiqué que 60 à 80% de la production couvrent les besoins de la population pour une facture estimée à 3 000 milliards de dinars, soit 30 milliards de dollars. Au sujet de la wilaya d’Aïn Témouchent, M. Bouazghi ne s’est pas empêché de la déclarer wilaya leader dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture dans la mesure où elle participe avec 20 000 tonnes/an à une production nationale estimée à 100 000 tonnes/an. ‘‘J’ai remarqué que certains investisseurs sont prêts à se charger de l’engraissement du thon et l’Algérie a grandement besoin de fermes de ce type et j’accompagnerai personnellement ces investisseurs pour nous permettre d’exporter’’.

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