Prévention des enlèvements Les bonnes pratiques en discussions à Alger

Prévention des enlèvements Les bonnes pratiques en discussions à Alger

68
SHARE

Le GCTF (Global Counterterrorism Forum) a organisé, hier, à l’hôtel Mercure, une conférence qui a regroupé des experts et praticiens des différents Etats membres ainsi que d’autres Etats intéressés et organisations multilatérales, afin de discuter des modalités de mise en œuvre effective du mémorandum d’Alger sur les bonnes pratiques en matière de prévention des enlèvements contre rançon et d’élimination des avantages qui en découlent.

En effet, et en plus d’encourager une action gouvernementale, les experts du GCTF ont conclu à ce qu’il est également nécessaire d’élargir le champ d’action pour améliorer les efforts des entreprises, des organisations non gouvernementales (ONG) et des particuliers dans la prévention des enlèvements contre rançon. Le GCTF recommande ainsi aux entreprises et aux ONG d’«alerter les ambassades et consulats concernés de la présence d’employés sur site qui sont leurs ressortissants et encourager les employés à fournir leurs coordonnées afin que le gouvernement de leur pays tienne compte de leur présence et leur communique les alertes relatives à des menaces persistantes ou émergentes d’enlèvement».

Il recommande aussi de «créer la capacité à maintenir la prise en compte et la responsabilisation de tous les employés de la société, notamment grâce à un équipement de localisation si cela est réalisable et approprié et à générer des alertes immédiates à destination du personnel de sécurité de l’entreprise lorsque cette obligation de responsabilisation est rompue».

Aussi, de «limiter la vulnérabilité des employés en tenant compte des implications de leur nationalité lors de l’envoi de personnel dans des zones de conflit ou à haut risque d’enlèvement, et en fournissant des formations personnalisées à la sécurité individuelle, dès que nécessaire, aux employés et aux membres de leur famille vivant ou travaillant dans des zones à haut risque». Quant aux organisations humanitaires opérant à l’international, il est recommandable, selon le GCTF, d’«envisager de travailler avec des partenaires locaux de confiance». Et, «en cas de recours aux services de journalistes freelance ou consultants indépendants, les avertir du risque de prise d’otage et leur recommander de prendre les dispositions appropriées pour limiter ce risque avant de signer le contrat».
L. H.

Source de l'article : cliquez-ici