Louisa Hanoune à Ahmed Ouyahia : « La sérénité ne se décrète...

Louisa Hanoune à Ahmed Ouyahia : « La sérénité ne se décrète pas ! »

82
SHARE

TSA
Louisa Hanoune à Ahmed Ouyahia : « La sérénité ne se décrète pas ! »

Louisa Hanoune a mis en garde, ce dimanche 27 août, le nouveau premier ministre Ahmed Ouyahia, tout en rendant hommage indirectement à Tebboune.

« La sérénité ne se décrète pas. Ce n’est pas un slogan creux. Elle doit être le résultat de politiques sociales au service des intérêts de la nation », prévient la Secrétaire générale du PT à l’ouverture de la réunion du bureau politique, en réponse à la déclaration d’Ahmed Ouyahia, faite jeudi, lors de sa rencontre avec les partenaires sociaux.

| LIRE AUSSIRencontre entre Ouyahia et les partenaires sociaux : ce qu’il faut retenir

L’Algérie est un État de droit qui s’est doté de tous les instruments juridiques pour combattre toute atteinte à la loi, en s’appuyant sur une justice indépendante. Cependant, cette tâche consiste à œuvrer à l’application des lois, y compris dans le domaine économique avec toute l’efficacité voulue”, mais “aussi dans la sérénité et la quiétude et non en semant le trouble et la confusion”, a-t-il dit.

Pour Mme Hanoune, la sérénité ne peut être « garantie » par la satisfaction des « ambitions d’une infime minorité ». « Le gouvernement assume toute la responsabilité dans le retour à la véritable sérénité (…). La courte période du gouvernement de M. Tebboune prouve qu’un responsable peut changer la situation, abstraction faite de la nature du régime », affirme Louisa Hanoune.

La Secrétaire générale du PT estime que la « lutte contre la dilapidation de l’argent public et la corruption » doit être « publique ». « Les autorités doivent abandonner la politique d’austérité. Elles ne doivent pas s’attaquer au secteur public et elles ne doivent pas également revenir aux privatisations », lâche Louisa Hanoune en faisant clairement allusion aux décisions appliquées par Ouyahia dans les années 1990.

La Secrétaire générale du PT plaide également pour l’annulation de certaines lois dont la nouvelle loi sur les retraites. « Si le gouvernement sera ordonné de revenir vers une politique antinationale et antisociale (…), cela veut dire que les autorités doivent assumer leurs responsabilités devant la colère de la population », met-elle en garde.

« Le pouvoir d’achat ne cesse de baisser et le gouvernement est incapable ou ne désire pas intervenir », accuse-t-elle.

Sur les prochaines élections locales du 23 novembre, la patronne du PT prévient, là encore, contre le risque d’une autre abstention record dans le cas où les « pouvoirs publics ne donnent pas les garanties nécessaires de transparence ».

Dans son discours, Louisa Hanoune est revenue sur le drame des femmes enceintes décédées dans les hôpitaux publics ces derniers jours en imputant les dysfonctionnements au sein de ces établissements à la baisse du budget de la santé et à l’ancien ministre de la Santé. « La responsabilité n’incombe pas au personnel médical mais à l’ancien ministre », dit-elle. Louisa Hanoune évoque ensuite les incendies qui ont touché plusieurs régions du pays. « On veut la vérité et on veut connaître les instigateurs », lâche-t-elle.

 

Louisa Hanoune à Ahmed Ouyahia : « La sérénité ne se décrète pas ! »

Source de l'article : cliquez-ici