Recupération et recyclage des déchets l’appel d’un jeune de bouira

Recupération et recyclage des déchets l’appel d’un jeune de bouira

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Les canettes ont envahi nos campagnes, nos villes. Boire ou ne pas boire n’est pas l’objet et le débat dans cet écrit. L’ancien wali de Bouira, à l’occasion d’une campagne de nettoiement sur le site de Tikjda disait: «Nous ne sommes pas des donneurs de leçons mais nous regrettons la pollution engendrée par le jet des bouteilles et des canettes vides en pleine nature.»

Loin des opérations conjoncturelles et médiatiques, un jeune vient de se lancer dans une activité de récupération et de recyclage de ces canettes. L’activité qui a un impact direct sur l’environnement doit être encouragée. Hélas, ce n’est point le cas. Youghourta, un universitaire qui a travaillé un peu partout, qui s’est expatrié des années en Angola, se débat comme il peut, avec des moyens dérisoires. Agé de plus de 35 ans, il est exclu des formules Ansej, Cnac. Alors que ces deux organismes financent l’acquisition des fourgons à des jeunes inconscients, à l’origine quelquefois d’accidents comme celui d’El Hachimia qui a coûté samedi dernier la vie à cinq personnes quand son master a percuté de plein fouet un taxi collectif.

Dans ses démarches pour donner du tonus à son activité, Youghourta est renvoyé d’une administration à une autre sans espoir de voir son rêve se concrétiser. Ce jeune a besoin d’une presse, d’un véhicule, d’un espace de stockage et dit être prêt à recruter à plein temps une dizaine de jeunes. La politique du «Made in Bladi» passe par le soutien à pareille initiative et ne peut demeurer un slogan vide. Parce que l’Etat ne vient pas en aide à cet exemple de jeunes, des lobbies du recyclage gagnent le terrain, monopolisent le secteur et dictent leur loi. Malgré les entraves, Youghourta a choisi un espace parental comme lieu de stockage, a fait appel au service du CET de Bouira pour presser et emballer le produit.

L’activité qui reste embryonnaire peut se développer si l’Etat consent à aider ce jeune ingénieur qui a aussi lancé un projet de fabrique de panneaux solaires. En attendant des jours meilleurs, Youghourta continue son aventure avec les quelques économies qu’il a ramenées de son exil. Il lance à travers notre quotidien un appel aux responsables locaux pour l’assister, surtout que son activité est avant tout d’utilité publique: rendre aux espaces naturels leurs vocations respectives.

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