Les touristes algériens en sont les victimes: Arnaques d’agences de voyages

Les touristes algériens en sont les victimes: Arnaques d’agences de voyages

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L’association des consommateurs détient la clé lui permettant de fournir des preuves palpables accablant ces agences versant dans l’arnaque et la tricherie.

Au lieu de soigner l’image de l’Algérie tout en défendant sa destination touristique qui n’a rien à envier à celle des autres, des agences de voyages et du tourisme versent carrément dans la tricherie en arnaquant les touristes algériens optant pour les cieux étrangers. C’est ce que l’on peut déduire des rapports établis par l’Association nationale des consommateurs.

Les rédacteurs des rapports basent leurs doléances sur plusieurs réclamations de touristes n’ayant rien trouvé de mieux à faire pour déplorer les calvaires qu’ils ont subis que de s’adresser à l’Association nationale des consommateurs. «On ne peut pas taire de tels dépassements orchestrés par des agences de voyages», dira un cadre de l’association soulignant que «la déception des touristes algériens est totale». Et d’ajouter que «des agences de voyages excellent dans la tricherie en commençant par le changement, à la dernière minute, de la destination choisie, trafic dans les visas, révision à la hausse et sans donner l’information des prix des séjours dans des voyages organisés et les tarifs des séjours dans des hôtels.»

Lesdits rapports, tant accablants, ont été expédiés vers le ministère du Tourisme dans le seul but de prendre des mesures s’imposant. La destination Algérie n’a rien à envier aux autres destinations si ce n’est les comportements malsains de ces agences, d’où la nécessité de prononcer des sanctions à la hauteur du délit perpétré aux dépens du touriste algérien.

L’Association nationale des consommateurs détient la clé lui permettant de fournir des preuves palpables accablant ces agences versant dans l’arnaque et la tricherie. Localement parlant, le tourisme continue à boiter malgré tous les moyens mis en place en vue d’accueillir le maximum de touristes et d’estivants. Ayant misé sur plus de 20 millions de vacanciers, les plages d’Oran n’ont, durant les trois mois de la saison estivale, abrité que 16 millions d’estivants.

Dans ce flux, juste moyen, les éléments de la Protection civile ont chèrement payé le poids de la bêtise humaine en opérant plus de 7000 interventions. Dans le sillage de celles-ci, près de 4000 personnes ont été sauvées d’une mort certaine pendant que 4000 autres victimes des différents accidents ont été traitées et reçu des soins sur place tandis que près de 500 autres ont été évacuées vers les centres sanitaires. La saison estivale est bouclée par le recensement de la mort de trois estivants noyés et un autre fauché par un jet-ski.

Le comble durant chacune des saisons estivales, est le fait que des estivants sont, tels que décrits par la Protection civile, insoucieux des risques qu’ils encourent en mettant en péril leurs vies ainsi que celles des autres en se baignant dans des plages hautement dangereuse ou encore en se «mouillant» lorsque la mer se met en furie, c’est-à-dire lorsque la baignade est interdite. Dans ses recommandations qu’elle a placardées un peu partout dans les plages, la Protection civile a mis en exergue la nécessité d’opter pour les plages autorisées à la baignade tout en interdisant la baignade dans des zones périlleuses.

Plus d’un de ces baigneurs estime «juste» de braver les scies des vagues en se baignant en dehors des horaires de la baignade fixés par la Protection civile, c’est-à-dire de 8 heures du matin à 20 heures. L’art de l’aventure émane-t-il de l’estivant algérien? Rien n’indique le contraire vu que plusieurs centaines de baigneurs ont fait suer les maîtres nageurs mobilisés par la Protection civile pour mettre sous leurs viseurs les plages et le flux humain se rendant quotidiennement dans les 33 plages autorisées à la baignade. Le non-respect des couleurs annonçant la conduite à tenir est en vogue dans des plages de la wilaya que l’on ambitionne de hisser en une métropole touristique régionale.

Autrement dit, le manque de civisme est à son apogée. Toutes ces lacunes relevées ont, dans la majeure partie des cas, été l’oeuvre du baigneur tournant le dos aux importants dispositifs mis en place un peu partout par la Protection civile dans les 33 plages autorisées à la baignade. Lancée, spécieusement, à l’occasion de la célébration de la Fête du recouvrement de la souveraineté nationale (le 5 Juillet dernier), la ligne maritime liant la ville d’Oran à la station balnéaire de Aïn El Türck, sera mise à l’arrêt à partir du 4 septembre de l’année en cours. Ceci dit, la saison estivale sera donc clôturée avec un goût quelque peu exceptionnel malgré l’inauguration boiteuse. Les responsables de l’Entreprise nationale du transport maritime des voyageurs, gérant cette ligne, n’ont pas caché leur satisfaction en faisant état d’avoir permis à pas moins de 2 000 estivants de se rendre rapidement dans les plages de la côte ouest d’Oran. Deux bateaux ont été affrétés de l’Italie en assumant chacun le transport de 340 passagers sur une trajectoire de 15 km. La traversée, dont le point de chute est le quai implanté dans les sables de la plage des Dunes, dure 20 minutes. Les promoteurs d’un tel projet ont amplement contribué à l’anéantissement du sempiternel problème du transport se posant à chacune des saisons estivales. L’arrêt quant à lier, par voie maritime, les deux villes, sera une aubaine à saisir pour établir les bilans de la première expérience tout en prenant en compte la nécessité de parachever le chantier, notamment au niveau des deux quais, celui du port d’Oran et celui de la plate-forme de la plage Les Dunes.

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