De Paris, Ekedi dit tout : «C’est aux dirigeants de la JSK...

De Paris, Ekedi dit tout : «C’est aux dirigeants de la JSK ….»

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Recruté pour renforcer le compartiment offensif, l’attaquant Steve Ekedi, et après avoir pris part à l’intégralité du stage de Gammarth, a été autorisé à rentrer chez lui en France pour rester auprès de sa famille. Mais au moment de revenir en Algérie, il a été bloqué puisqu’il ne pouvait pas avoir son visa. Alors qu’on pensait qu’il ne s’agit que d’une simple formalité, le joueur, que nous avons contacté hier matin, nous a expliqué qu’il faut tout un dossier qui doit être envoyé à l’ambassade d’Algérie au Portugal pour qu’il puisse rejoindre ses coéquipiers. Une situation qui inquiète énormément le Camerounais, qui a profité aussi pour parler de plusieurs autres sujets importants. Entretien !

Bonsoir, Steve. J’espère qu’on ne vous dérange pas …
Bonsoir. Non, vous ne me dérangez pas, je suis à votre entière disposition.
On vous appelle par rapport à votre situation vis-à-vis de la JSK puisque vous êtes toujours en France. Pouvez-vous nous expliquer pour quelle raison vous n’avez toujours pas pu rentrer en Algérie ?
Une fois le stage de la Tunisie terminé, j’ai été autorisé à rentrer chez moi en France pour rejoindre ma femme. Donc, je me suis bien reposé et j’attendais que la direction envoie mon dossier à l’ambassade d’Algérie en France pour que je puisse rejoindre mes coéquipiers. Je savais que cela allait me prendre quelques jours mais pas autant. Là, je commence à perdre patience.
Qu’est-ce qui s’est passé par la suite ?
Comme prévu, la JSK a certes envoyé mon dossier et les responsables attendaient que je rentre mais, en vérité, l’ambassade d’Algérie en France a refusé de me délivrer mon visa. Donc, je suis resté bloqué sans pouvoir rien faire. En plus, je ne savais pas à qui m’adresser car la situation s’est vite compliquée.
Quel a été le motif du refus ?
Mon visa n’a pas été refusé mais, selon eux, je ne pourrai pas l’obtenir de France. Ils m’ont expliqué que je devais déposer mon dossier au niveau de l’ambassade d’Algérie au Portugal puisque je jouais là-bas la saison passée et je n’ai pas le droit de le récupérer de Paris. Je voudrais bien ajouter quelque chose.
Allez-y ?
Je ne vous cache pas que ça m’a fait mal au cœur de voir que les dirigeants de la JSK n’ont pas bougé pour me faciliter la tâche. Ils devaient intervenir pour que je puisse rentrer en Algérie et reprendre le travail. La JSK a besoin de moi au moment où je suis toujours à Paris à ne rien faire.
Qu’allez-vous faire désormais ?
Pour le moment, je n’ai rien à faire. Je suis en train d’attendre la réaction de la direction kabyle. Je le redis encore, je ne pourrai pas obtenir mon visa de Paris. Je dois me déplacer au Portugal pour régler définitivement ce problème qui persiste et qui m’empêche de reprendre le travail.
Qu’attendez-vous alors pour le faire ?
Je ne peux pas me rendre au Portugal sur un coup de tête. Tout d’abord, la JSK doit m’acheter le billet pour que je puisse me déplacer. Aussi le club doit fournir tout un dossier qui doit être envoyé à l’ambassade d’Algérie au Portugal. C’est à ce moment-là que je m’y déplacerai directement pour récupérer mon visa.
Il contient quoi comme papier ce dossier ?
Les responsables kabyles doivent envoyer une invitation, une copie de mon contrat ainsi qu’un billet d’avion à l’ambassade d’Algérie au Portugal. C’est à ce moment-là que je pourrai dire que je suis soulagé et que je pourrai enfin rentrer au pays. Ils doivent demander un visa multiple d’une durée d’une année pour que je n’aie plus aucun problème.
Mais cela risque de prendre un peu de temps, n’est-ce pas ?
Non, j’ai des contacts au Portugal qui m’ont promis de tout régler très rapidement. La JSK n’a qu’à m’envoyer mon dossier et je vais m’occuper de tout. J’ai vraiment hâte de reprendre la compétition. Je suis même prêt à mettre mon contact au Portugal en relation avec les responsables kabyles pour tout leur expliquer.
Cette situation vous inquiète-t-elle ?
Croyez-moi, je suis vraiment perturbé car je n’ai pas l’habitude de vivre une telle situation. Je veux être avec mon équipe et reprendre les entraînements et apporter un plus à l’attaque. Je ne peux pas rester sans connaître mon sort. C’est vraiment perturbant.
À ce rythme, il se pourrait même que vous fassiez l’impasse sur le deuxième match…
Ce n’est pas à moi de décider, s’ils veulent que je sois présent, ils n’ont qu’à m’envoyer le dossier complet au Portugal et je serai là-bas le plus rapidement possible. Je ne souhaite pas faire l’impasse sur le deuxième match.
Sur le plan personnel, plusieurs personnes estiment que vous n’êtes pas un attaquant de pointe. Qu’avez-vous à répondre ?
C’est complètement faux ! Pour vous dire, je suis un tueur devant et je suis capable d’inscrire plusieurs buts. Comment sinon expliquez-vous le fait que j’aie inscrit quatre buts en quatre matchs joués en Tunisie. Je suis un vrai chasseur de buts et je le prouverai en championnat. Seulement…
Continuez…
Pour que je puisse prouver ma valeur et inscrire beaucoup de buts, je dois être bien servi. Je ne peux pas tout faire seul. Je dois aussi compter sur mes coéquipiers notamment ceux qui jouent à côté de moi. À ce moment-là les gens peuvent me critiquer si je ne suis pas à la hauteur.
Quels sont les joueurs avec lesquels vous vous sentez à l’aise ?
Je me suis habitué à jouer avec tout le monde, mais il y a le numéro 7, Mehdi Benaldjia, ainsi que Djabout. Je m’entends parfaitement bien avec eux et je sais que je vais faire fureur en attaque.
On vous laisse conclure…
Je demande aux dirigeants de la JSK se s’activer pour que je puisse rentrer le plus vite possible en Algérie. J’ai hâte de reprendre les entraînements car je sais que la JSK a besoin de moi. J’attends avec impatience mon visa, j’espère le récupérer très bientôt pour que je sois présent face à l’USMB.

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