Environnement : Les carburants de synthèse transforment le CO2 en matière première

Environnement : Les carburants de synthèse transforment le CO2 en matière première

90
SHARE

Si le moteur à combustion neutre en CO2 relevait du fantasme il y a quelques années encore, il pourrait bientôt devenir une réalité, annonce l’équipementier Bosch.

Le secret réside dans les carburants de synthèse ou eFuels, qui séquestrent du CO2 lors de leur fabrication, explique l’équipementier. Le gaz à effet de serre se transforme ainsi en matière première, à partir de laquelle il est possible de produire de l’essence, du gazole ou du gaz à l’aide d’électricité obtenue à partir d’énergies renouvelables.

« Les carburants de synthèse peuvent rendre les moteurs essence et diesel neutres en CO2 et apporter une large contribution à la limitation du réchauffement de la planète », explique Volkmar Denner, le Président du Directoire de Robert Bosch GmbH. Des experts Bosch ont calculé l’importance de cette contribution pour le seul parc européen de véhicules particuliers : d’ici 2050, l’utilisation systématique de carburants de synthèse en complément de l’électrification pourrait permettre d’économiser jusqu’à 2 800 000 000 000 kilogrammes de CO2 (soit 2,8 gigatonnes). Cela correspond à trois fois les émissions de dioxyde de carbone de l’Allemagne en 2016.

Les carburants de synthèse sont fabriqués exclusivement avec des énergies renouvelables, en produisant dans un premier temps de l’hydrogène à partir de l’eau. Pour obtenir un carburant liquide, il faut aussi du carbone, qui peut provenir de processus industriels, voire de l’air en faisant appel à des filtres. A partir de CO2 et de H2, on obtient ensuite le carburant de synthèse, qui est de l’essence, du gazole ou du gaz, voire du kérosène. Reste que la fabrication de carburants de synthèse demeure complexe et chère. Mais une montée en puissance de la production et une évolution favorable du prix de l’électricité pourraient entraîner une baisse conséquente du prix des carburants de synthèse permettront, à long terme, d’atteindre des coûts hors taxe de l’ordre de 1,00 à 1,40 euro le litre.

Source de l'article : cliquez-ici