Fraude massive à l’ANEM d’Oran: Résiliation de 1 500 contrats pour cumul...

Fraude massive à l’ANEM d’Oran: Résiliation de 1 500 contrats pour cumul de fonctions

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Des bénéficiaires de l’Ansej, de la Cnac et de l’Angem sont concernés par cette fraude.

Pas moins de 1 500 jeunes, ayant décroché des emplois par le biais de l’Agence nationale d’emploi, ont vu leurs contrats résiliés après avoir été débusqués par une commission d’enquête dépêchée dans ce cadre à Oran. Cette récente campagne d’assainissement, ayant  pour but de lutter contre la fraude à travers le double emploi et la double déclaration, a été menée par l’Anem, en coordination avec la direction de l’emploi, la Casnos et la Cnas. Ces faux demandeurs d’emploi, placés au titre du CPE et DAIP, cumulent plusieurs jobs d’étudiants, et d’autres occupent des postes dans des entreprises privées et publiques, ainsi que des jeunes ayant contracté des crédits auprès de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej).
En effet, des bénéficiaires d’aide pour la mise en œuvre de projets Ansej ainsi que de la Caisse nationale d’assurance-chômage (Cnac) et de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (Angem) sont concernés par cette fraude. Cette fois, c’est le directeur régional des agences Anem, Kahloul Daoud, qui en a fait l’annonce. Plusieurs centaines de jeunes non habilités ont été insérés dans le cadre des dispositifs de l’Anem et ont bénéficié d’aide au titre du DAIP et CPE, entre autres, et il a fallu longtemps pour s’en rendre compte. Des formules qui sont juste un moyen pour ces indus bénéficiaires de percevoir un pécule supplémentaire.
Cette information choquante émanant d’un responsable est en fait un rappel à l’ordre des gestionnaires de l’Agence nationale de l’emploi de la wilaya d’Oran. Celui-ci n’a pas  dissimulé le scandale, car de telles déclarations sont plus que révélatrices de l’inexistence de passe-droit et de clientélisme en sous-entendant même plus. Cet échec cuisant n’est autre qu’un délit pénal aux yeux de la loi. La gestion critique de l’emploi enregistrée par l’Anem a fait plus d’une victime à Oran compte tenu du nombre de chômeurs qui ont, hélas, perdu tout espoir de décrocher un emploi. Ceci, au moment où les statiques font état de plus de 50% de cols blancs au chômage et plus de 50% des ouvriers sans emploi. Énormément de diplômés et d’ouvriers en quête d’emploi stable sont déçus et de plus en plus contraints à accepter des emplois inférieurs à leurs qualifications ou à être exploités, si toutefois ils en trouvent.

Hadj Hamdouche

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