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Après le renvoi des équipements destinés à sa raffinerie de Béjaïa Sucre : Cevital craint une perturbation de sa production

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Si ce blocage injustifié devait durer, la raffinerie de Cevital pourrait subir des avaries ou des pannes qui influeraient sur son rythme de production et, partant, sur l’approvisionnement du marché.

Après l’empêchement du déchargement de 16 conteneurs de Cevital par le directeur du port de Béjaïa, dont certains contenaient des pièces destinées à la maintenance des équipements de sa raffinerie de sucre, l’on craint, à Cevital, un ralentissement de sa production dans les prochains jours. Ce qui risquerait, si la situation devait durer, de provoquer une perturbation du marché. En effet, l’on apprend que dans des conteneurs interdits de déchargement et réexportés, il y avait des pièces destinées aux bandes transporteuses de la raffinerie et que ces pièces constituent des consommables qu’il est impératif de remplacer régulièrement, dans le cadre des opérations systématiques de maintenance.

Cette inquiétude des responsables de la raffinerie est d’autant plus justifiée, que le directeur du port de Béjaïa, Achour Djelloul, s’enlise de plus en plus dans l’entêtement à nuire au groupe, quel qu’en soit le prix.
En effet, après avoir empêché les 16 conteneurs de Cevital d’être déchargés dimanche dernier, la direction du port a récidivé, avant-hier lundi, en interdisant l’enlèvement de deux conteneurs, pourtant dûment dédouanés et entreposés au port sec d’Amizour, qui contiennent des équipements destinés, pour certains, à l’unité de production de sauces alimentaires (Cojec-
El-Kseur) et, pour d’autres, à la raffinerie de sucre. Hier après-midi, la direction du transit de Cevital a été appelée, dans un premier temps, pour l’inviter à procéder à l’enlèvement de la marchandise puis, une fois les camions chargés et prêts à quitter l’enceinte du port sec, M. Djelloul a intimé l’ordre de les décharger de nouveau et de laisser les équipements sur place, a-t-on appris auprès de la direction de transit de Cevital.

Sans doute, a-t-il agi, encore une fois, sur quelque instruction occulte. “Ils nous ont empêchés de procéder à l’enlèvement de deux conteneurs, pourtant dédouanés. En d’autres termes, toute la procédure légale a été achevée et s’est déroulée normalement. C’est vraiment aberrant, ce qui arrive”, a déploré un responsable de Cevital chargé du transit. La direction du port s’est ainsi substituée à un autre corps d’État, le service des douanes avec lequel les rapports sont plutôt bons et cordiaux, a tenu à ajouter notre interlocuteur. “On travaille vraiment en bonne intelligence avec eux. Le service des douanes est un vrai partenaire pour Cevital.

Et même quand il y a un contentieux, il ne bloque pas. C’est important de saluer leur professionnalisme.”
Pourtant, tout indiquait qu’on s’acheminait vers un heureux dénouement de cette affaire, a fait savoir ce responsable. Si bien que, “dès que nous avons été invités à prendre possession de nos équipements, la direction de Cevital a mis à notre disposition les documents attestant qu’il ne s’agit pas d’équipements destinés à l’unité de trituration des graines oléagineuses, mais bel et bien de matériels pour la création d’une unité de production de sauces alimentaires (Cojec) et des bandes transporteuses et sangles élévatrices pour la raffinerie de sucre”.

Un ancien transitaire, aujourd’hui à la retraite, Guerroumi Mohamed-Kamel, qui a appelé le bureau de Liberté à Béjaïa après avoir lu l’article sur le blocage de 16 conteneurs du groupe Cevital (Édition d’hier), estime que “l’autorité portuaire a le droit d’interdire le déchargement d’une marchandise dans un seul cas : s’il y a risque sur la santé publique ou la sécurité, les armes prohibées en l’occurrence. Et dans le cas des équipements de Cevital, ce n’est, fort heureusement, pas le cas”.

Interrogé sur le refus opposé par la direction du port au transitaire de Cevital pour l’enlèvement de deux conteneurs déjà dédouanés, il s’est écrié : “Mais c’est inadmissible. On est franchement dans un cas flagrant d’abus de pouvoir. Une marchandise débarquée est sous la surveillance du service des douanes. C’est lui qui a les prérogatives de saisir les marchandises. C’est inqualifiable, ce qui arrive !”, a-t-il dénoncé.
Pour rappel, la direction de l’entreprise portuaire de Béjaïa a refusé, avant-hier, le déchargement de 16 conteneurs appartenant au groupe Cevital. “Dans un conteneur, il y a des bandes transporteuses destinées à la raffinerie de sucre”, a assuré un agent du transit à la direction de Cevital. Les quinze autres conteneurs contiennent des portes isothermes destinées à l’usine Cojec qui se trouve à El-Kseur.

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