Distribution de logements sociaux à Annaba : Les habitants de la vieille...

Distribution de logements sociaux à Annaba : Les habitants de la vieille ville en têtes de liste

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Les responsables du secteur de l’habitat dans la wilaya de Annaba mènent une course contre la montre pour relever un défi qui ne leur semble pas impossible.
Depuis l’affichage de la première liste des bénéficiaires de logements sociaux à Annaba, les opérations se sont suivies, avec une similitude marquée.

Ces opérations, rappelons-le, concernent dans un premier temps, le chef-lieu de la commune de Annaba qui vient de bénéficier de 7000 unités d’habitation. La vieille-ville, communément appelée la place d’Armes, vient de se tailler la part du lion, avec un quota de 700 bénéficiaires, dont la liste a été affichée hier, au grand bonheur des demandeurs qui, finalement, viennent de décrocher une habitation adéquate, après une longue attente, dans des constructions menaçant ruine. La construction des maisons de la place d’Armes remonte, rappelons-le, à l’époque ottomane, ce qui explique leur état de vétusté très avancé. Cet important quota, destiné à la vieille ville vise à transférer tous les occupants de cette cité antique, en vue de la réhabilitation des vieilles bâtisses.

Pour ce faire et en vue d’éviter que les habitations dont les occupants ont été relogés, ne soient squattées une autre fois, par des opportunistes, les pouvoirs locaux de la wilaya de Annaba, ont, dans une certaine mesure, la première du genre, opté pour la mise sous scellés des maisons de la place d’Armes. Car convient-il de le rappeler, la plupart des habitations de la vieille ville, dont de précédents occupants, avaient bénéficié de logements, ont soit eux-mêmes, ou par des individus qui se sont autoproclamés courtiers, vendu des centaines d’habitations vides. C’est ce commerce très lucratif de l’immobilier de la ville antique, qui a fait que la crise s’est accentuée.

Aujourd’hui, la démarche entreprise, sur décision de Mohamed Salamni, wali de Annaba, les opportunistes, postulant aux logements sociaux au niveau de cette partie du centre-ville de Annaba, n’auront plus l’occasion de prétendre à un droit qui n’est pas le leur. «Le déménagement des bénéficiaires de la place d’Armes après l’affichage des listes, sera soumis à un programme spécial, pour l’évacuation des occupants des habitations menaçant ruine et les sceller afin de bloquer toute tentatives d’exploitations malicieuses, pour obtenir un logement social», avait déclaré le commis de l’Etat, lors d’un point de presse. Ainsi, et avec 700 unités, le fameux dossier dit «place d’Armes» est définitivement clos.

Un challenge réalisé grâce à une détermination, sentie, de la part des chevronnés du secteur à Annaba. Ces derniers, qui sont parvenus à placer cette vaste opération sous le signe de la maîtrise, à travers l’écoute et la prise en charge des recours, des exclus des listes. Par ailleurs, il est à signaler que la réhabilitation de la l’ancienne cité ottomane, contribuera amplement à l’embellissement de la ville. Pour l’heure, la vieille ville de Annaba compte 813 anciennes constructions, dont 44% nécessitent une réhabilitation, pendant que 37% en état de ruine sont vouées à la démolition.

Il demeure néanmoins que la place d’Armes du grand Annaba, ne sera pas totalement vidée de son sens, car 76% des maisons sont des propriétés privées, appartenant à des familles, pour la plupart, d’origine ottomane, qui conservent jalousement leurs habitations.

Ces dernières, tout comme celles tombées en ruine, racontent une l’histoire de plus de 2500 ans. Dans tous les cas, si la plaie de Annaba, la place d’Armes en l’occurrence, a, été maîtrisée et fermée définitivement, le cas ne serait pas impossible, pour le nouveau staff dirigeant de la wilaya de Annaba, qui ne ménage aucun effort pour restituer à la ville de Annaba, son statut de petit patelin paisible de l’Est algérien. .

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