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Une quarantaine de morts et plus de 1 900 blessés en une semaine: L’hécatombe sur les routes se poursuit

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Les routes n’arrêtent pas d’endeuiller quotidiennement des familles algériennes à cause des usagers qui font preuve d’imprudence et d’irresponsabilité. Le dernier bilan de la Protection civile est tout simplement glaçant. Pas moins de 39 personnes sont décédées pour la seule période du 20 au 26 août, à travers plusieurs régions du pays.

 Les accidents de la circulation font désormais partie du quotidien des Algériens. Pas un jour ne se passe sans son lot d’accidents avec des bilans lourds consacrés par des morts !Le bilan de la Protection civile témoigne de cette hécatombe provoquée par la violence routière. 1 494 accidents sont survenus sur la route durant la même période, causant la mort de 39 personnes et des blessures à 1 983. Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya de Bouira avec 4 personnes décédées et 49 autres blessées suite à 34 accidents de la route.

Toutes les mesures de sensibilisation au respect du code de la route n’empêchent pas de compter chaque jour des accidents de la circulation ayant pour cause principale le facteur humain (manque de civisme et non-respect du code de la route, conduite en état d’ébriété, excès de vitesse,…), selon le constat des services de sécurité. Le facteur humain est à l’origine de plus de 90% des accidents de la route, du fait des dépassements dangereux, de l’excès de vitesse et du non-respect du code de la route.

En outre, il y a aussi les accidents causés par des défaillances techniques et la vétusté des véhicules. Rien que pour le mois de juillet, soixante-dix personnes ont trouvé la mort et 1 711 autres ont été blessées dans 1 427 accidents de la route, au niveau des zones urbaines, selon les services de la Sûreté nationale. La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) poursuit son plan visant à réduire le nombre d’accidents en faisant prévaloir l’action préventive sur l’action coercitive. Les services de la Sûreté nationale ont enregistré, dans le cadre des actions menées pour réduire le nombre d’accidents, plus de

6 000 infractions routières qui ont donné lieu à la mise en fourrière de 2 239 véhicules, outre l’établissement de plus de 67 000 amendes forfaitaires et le retrait de 17 787 permis de conduire.

Les poids lourds source du mal

Un grand nombre d’accidents de la circulation est causé par les véhicules poids lourds ou de transport en commun. Les accidents impliquant ces véhicules de grand gabarit occasionnent un nombre important de victimes de la circulation. Une répartition par catégorie de véhicules dans les accidents de la route montre que les bus et autocars sont impliqués à hauteur de 3% dans la totalité des accidents, a indiqué auparavant le Centre national de la prévention et de la sécurité routière. Les accidents de poids lourds jouent un rôle crucial dans le nombre de collisions mortelles qui se produisent. Toutefois, ce phénomène s’explique essentiellement par le grand nombre de kilomètres parcourus par ce type de véhicule sur l’autoroute. Avant-hier, une personne est décédée et un enfant a été grièvement blessé au niveau des membres inférieurs dans un grave accident de la circulation survenu dimanche au niveau de l’échangeur Ain Allah-Zeralda.

L’accident est survenu après qu’un chauffeur d’un camion semi-remorque a perdu le contrôle de son véhicule pour venir percuter des citoyens qui se trouvaient à l’arrêt de bus, précise la même source. A Ouargla, deux personnes ont trouvé la mort et 19 autres ont été blessées suite au renversement, dimanche, d’un bus de voyageurs assurant la ligne Adrar-El-Oued. En plus de coûter la vie à des milliers de personnes par an, les accidents de la route ont également un coût économique pour le pays estimé à 100 milliards DA/an en moyenne, sans compter les charges répercutées sur les compagnies d’assurance. Le renforcement de la sécurité et de la prévention routière par la sensibilisation et l’installation d’un millier de radars sur les routes n’auront pas suffi. Les radars sont repérés par les conducteurs. Le principal défi réside dans le changement des mentalités et des comportements dans notre société.

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