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Tichy Jeunesse et politique : état des lieux et recommandations/ Le RAJ tient son université d’été

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«La jeunesse et l’engagement politique», tel est le thème retenu cette année par l’association RAJ (Rassemblement – Actions – Jeunesse), qui organise depuis jeudi son université d’été à Tichy.

La thématique retenue est une suite logique d’un sondage réalisé par cette association, dont les résultats ont été publiés dernièrement sur l’implication des jeunes dans la vie politique, surtout leur participation aux rendez-vous électoraux.

Dénonçant d’entrée «les campagnes xénophobes dont sont victimes les migrants subsahariens», ayant trouvé refuge en Algérie, M. Abdelouahab Fersaoui, président de RAJ, a estimé que cet état de fait «n’honore guères l’Algérie dont le peuple a souffert du régime de l’indigénat», appelant à mener une contre-campagne de sensibilisation sur le destin tragique des ces populations, selon lui, victimes dans leurs pays d’origines de guerres, de famines et d’autres conflits.

Lors de son allocution, l’intervenant a mis l’accent sur les résultats du sondage réalisé par son association, invitant les acteurs politiques et sociaux à revoir leur stratégie et leur vision pour amener les jeunes à s’impliquer davantage dans la vie politique du pays. «L’association RAJ interpelle tout le monde, les partis politiques, les syndicats, les associations,… afin de créer des synergies et de chercher des dénominateurs communs pour renverser la tendance», a-t-il plaidé.

L’université d’été de RAJ a pu rassembler plus de 150 participants, entre représentants d’associations, de syndicats et de dynamiques sociales. «C’est une opportunité pour débattre, dans les plénières et dans les ateliers en toute liberté, des questions liées à la participation des jeunes dans la vie politique. Les travaux de l’université se pencheront sur l’éducation, l’enseignement et la culture, la gouvernance, la jeunesse et les médias, la politique de l’emploi, la femme et l’égalité, la migration et la tolérance», selon les organisateurs. «Cette rencontre permettra aussi de capitaliser les travaux des universités d’été précédentes et d’analyser l’étude sur le terrain que RAJ a menée sur «la jeunesse et la politique» durant les élections législatives du 4 mai 2017, ainsi que la place qu’occupe cette population juvénile dans l’exercice politique et son degré d’implication. Cette enquête a illustré un désintérêt flagrant des jeunes de la politique», ajoute-t-on.

L’objectif, souligne-t-on, «est de se faire entendre, de se faire comprendre, de se faire représenter et de participer dans le processus de prise de décision à tous les niveaux et dans tous les domaines», précisant que «les recommandations qui seront issues de ces travaux seront présentées sous forme d’un mémorandum et fera l’objet d’un plaidoyer auprès des pouvoirs publics et partenaires sociaux et politiques.

Ce mémorandum sera susceptible de donner lieu à des initiatives citoyennes et inspirer les politiques publiques jeunesses.» L’université d’été de cette année, indique-t-on, est dédiée aux populations migrantes et à tous les migrants du monde, en particulier subsahariens qui fuient la misère et la guère et qui traversent le Sahara et la Méditerranée à la recherche d’un avenir meilleur et dont nombre d’entre eux perdent la vie en cours de route. I

l est à signaler que plusieurs conférences en relation avec la thématique de cette université d’été sont au programme des organisateurs. Ainsi, M. Nacer Djabi, sociologue et chercheur, a animé, jeudi, une conférence autour du thème «Jeunesse, citoyenneté et crise politique en Algérie». M. Nourdine Bouderba, ancien syndicaliste, expert et consultant en relation de travail, lui a succédé pour développer «la problématique de l’emploi des jeunes et du chômage en Algérie».

F. A. B.

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