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Alger : les singuliers braqueurs de la passerelle reliant les stations de bus du 2 mai

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Des vendeurs, usant de méthodes proches de celles d’authentiques braqueurs sévissent, depuis plusieurs semaines déjà, sur la passerelle menant de l’avenue Hassiba Ben Bouali, à Alger, vers les deux stations routières situées à proximité immédiate de la Place du 2 mai 1962.

Cet ouvrage d’art, parce que traversé en permanence par une nombreuse foule de piétons, est quotidiennement squatté par nombre de vendeurs à la sauvette proposant, les uns, lunettes de soleil, montures pour optique médicale ou kits pour portables,  d’autres, des sous- vêtements, des montres et autres petits articles de ménage.

Parmi eux, les braqueurs dont il est questions occupent les lieux à tous les moments de la journée pour tenter de fourguer à leurs potentielles victimes, qu’elles soient ou non consentantes, de petites chaînettes accompagnées de bagues, qu’ils affirment être d’argent et qui ne sont en réalité que de simples bijoux de pacotille.

Leur méthode consiste, chaque fois, à se mettre en travers du chemin de personnes remarquées de loin, le plus souvent de jeunes femmes, pour les contraindre avec insistance et en usant d’un  ton conciliant, pouvant rapidement devenir autoritaire, à prendre en main les articles proposés. Si par crainte, ou parce que vraiment intéressées celles-ci acceptent, elles se retrouvent aussitôt piégées.

La seconde partie de cette manigance va, en effet, consister pour ces marchands indélicats, utilisant toujours le même subterfuge, à vanter les qualités de leur marchandise en la proposant à prix fort, au départ, puis à en diminuer celui-ci, au fur et à mesure que se déroulent des tractations.

Des clientes potentielles transformées en proies

Suivant la tournure que prendra le marchandage, le ton conciliant est  susceptible de se faire menaçant, au cas où la malheureuse victime, transformée en proie, se montre rétive à payer pour l’objet qui lui est proposé.

Si, en définitive, elle fait part de son net refus d’accepter ce dernier, elle est alors bousculée ou l’objet d’un chapelet d’injures et de grossièretés inqualifiables qui vont la suivre pendant tout le temps qu’elle va mettre à s’éloigner des lieux.

Est-ce faute de n’avoir pas été informées par les personnes à avoir été victimes des harcèlements de ces individus sans scrupules que les forces de police n’y ont pas encore mis un terme ? Dans lequel cas, il n’est jamais trop tard pour qu’elles interviennent.

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