Décès d’une femme enceinte à Djelfa: L’affaire jugée le 13 septembre

Décès d’une femme enceinte à Djelfa: L’affaire jugée le 13 septembre

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Le procès de l’affaire du décès d’une jeune femme enceinte à Djelfa sera ouvert le 13 septembre prochain devant le tribunal de Aïn Ouessara (wilaya de Djelfa), a annoncé un des avocats de la défense, cité par TSA.

Il s’agit de l’avocat du docteur Ouali, médecin poursuivi en compagnie de trois sages-femmes et d’autres employés, pour «négligence ayant mené à un décès», «non-assistance à personne en danger» et «faux et usage de faux» pour le certificat médical qu’elle a envoyé le jour des faits, selon la même source.

Un procès qui s’annonce désormais dans un contexte, pour le moins qu’on puisse dire, tendu, marqué par une divergence nette de points de vue, de la part du personnel de santé publique, d’une part, et de leur tutelle, de l’autre. Si le personnel médical, à travers la Coordination des syndicats de Santé, dénonce, dans le cadre de cette affaire de Djelfa, un «discours volontairement alarmiste sur l’état de ‘délitement’ supposé du secteur public de santé», en estimant que dans «l’état actuel des choses, toute spéculation en la matière est malvenue», le ministère de la Santé n’hésite pas, quant à lui, en évoquant cette affaire, à parler de «succession de négligences» et de «non-assistance à une personne en danger». Les premières conclusions de l’enquête du ministère rapportées hier par le journal Liberté balaient par ailleurs d’un revers de main la thèse défendue par le personnel de Santé selon laquelle le mari de la défunte mère aurait «refusé que sa femme soit examinée par un médecin homme». «Il n’est fait mention nulle part dans le rapport de l’enquête du refus du mari de l’examen de la jeune femme par un médecin homme», affirme ce journal, en se référant à l’enquête du ministère.

De son côté, l’avocat du Dr Ouali n’a pas hésité à interpeller la responsabilité de l’administration hospitalière de Aïn Ouessera, théâtre du drame, en dégageant celle de son mandant sur l’accusation de «faux et usage de faux» qui pèse sur le certificat médical que le médecin a envoyé le jour des faits. «Dr Ouali a envoyé ce certificat le matin des faits qui se sont déroulés plusieurs heures plus tard. L’hôpital avait le temps de chercher un autre médecin. Après les faits, l’administration de l’hôpital a rejeté le certificat. Ils ne l’ont pas fait après la réception du fax mais après les faits», explique l’avocat. La loi prévoit jusqu’à cinq ans de prison pour les faits qui sont reprochés au médecin, selon l’avocat, qui reste toutefois optimiste. «Elle peut aussi être relaxée», précise-t-il.

L’affaire, qui sera examinée par le tribunal le 13 septembre prochain, remonte au 26 juillet dernier. Une jeune femme de 22 ans est décédée après avoir accouché d’un bébé mort-né sur la route. Selon plusieurs témoignages, cette jeune femme s’était déplacée vers trois hôpitaux pour accoucher. Chaque établissement la renvoyait vers un autre.

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