La rentrée parlementaire fixée au 4 Septembre: Après l’Aïd, la bataille politique

La rentrée parlementaire fixée au 4 Septembre: Après l’Aïd, la bataille politique

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Outre le plan d’action du gouvernement, l’agenda des deux chambres du Parlement prévoit deux grandes lois que sont la loi sur la santé et le Code du travail.

Les députés et les sénateurs ont rendez-vous, lundi prochain, avec leur première rentrée parlementaire de la nouvelle législature. Il ont bouclé la précédente session qui, faut-il le souligner, était très particulière en raison des élections législatives, par l’adoption du plan d’action du gouvernement Tebboune. Il y a de très fortes chances à ce que leur première activité de la rentrée soit de débattre et voter le plan d’action de Ahmed Ouyahia. En effet, selon des sources proches du Premier ministre, le plan en question est fin prêt. Il sera adopté en Conseil des ministres au lendemain de l’Aïd El Adha, pour atterrir sur le bureau du président de l’APN qui le soumettra à la plénière vers la troisième semaine de septembre au plus tard.
Outre le plan d’action du gouvernement, l’agenda des deux chambres du Parlement prévoit au moins de grandes lois que sont la loi de la santé, qui a été soumise à l’APN sortante avant d’en être retiré par le gouvernement pour une seconde lecture, et le très attendu Code du travail que les syndicats autonomes attendent de pied ferme. Même si l’issue du vote de ces deux textes législatifs ne fait pas de doute en raison de la confortable majorité dont jouit l’Exécutif au sein du Parlement, il reste que le débat que suscitera la loi travail sera très certainement houleux et passionné. Les partis de gauche représentés à l’APN, le PT et le FFS, ne manqueront pas l’occasion pour fustiger l’Exécutif qu’ils accuseront de fouler aux pieds les intérêts des travailleurs. Les islamistes, par opportunisme, en rajouteront une couche. Il sera très difficile pour les députés des partis au pouvoir, le FLN et le RND, de faire face, en raison de la sensibilité du sujet qui intéresse des millions de citoyens. La session parlementaire connaîtra donc des moments forts en cette rentrée parlementaire et la loi de finances 2018 qui atterrira à l’APN quelques jours avant les élections locales, concentrera, à n’en pas douter, toute l’attention des formations politiques représentées à l’hémicycle de Zighout-Youcef. Les quelques dispositions forcément impopulaires qui seront contenues dans cette loi, feront bondir les partis de l’opposition et on voit mal les députés du FLN et du RND à l’aise devant certaines mesures incontournables, bien qu’impopulaires. Même si le gouvernement promet un texte «équilibré», à forte consonance sociale, les partis de l’opposition ont habitué l’opinion nationale à mettre le doigt sur la «plaie» de quelques taxes qui augmenteront forcément. La scène «hystérique» lors de l’adoption de la loi de finances 2016 est encore dans les mémoires et les députés de l’opposition seraient tentés de récidiver, d’autant que le vote de la loi de finances interviendra en pleine campagne électorale pour les locales. Cette rentrée parlementaire ne sera pas de tout repos pour l’Exécutif. Mais Ahmed Ouyahia n’est pas à une difficulté près avec les partis de l’opposition. En tout état de cause, les Algériens pourront apprécier un moment de pure politique que leur proposera le Premier ministre lors des débats sur son plan d’action et la loi de finances. C’est dire que la rentrée politique promet cette année d’être autant mouvementée qu’intéressante.

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