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Elections locales à Béjaïa: Les indépendants face à la réalité du terrain

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Sur les 80 indépendants, qui ont retiré les formulaires de participation aux joutes électorales du 23 novembre, rares seront ceux qui valideront leurs listes pour être sur la ligne de départ le 23 novembre prochain.

Après avoir dépassé l’écueil de la confection des listes, notamment la rareté des candidats et des candidates, et celui des parrainages, les listes indépendantes prétendant à la prise du pouvoir des collectivités locales font de nouveau face à un autre obstacle celui du remplissage du CD qui permettra le contrôle efficace des parrainages par le système informatique, qui débutera au lendemain du 24 septembre date limite de dépôt des listes.

Ce nouvel obstacle concerne particulièrement ceux qui s’initient pour la première fois à la participation aux joutes électorales. A moins de quatre jours de l’expiration du délai, plusieurs listes indépendantes sont dans l’incapacité totale de répondre aux exigences de la loi. Certaines d’entre elles sont déjà à la recherche d’un parrainage de partis politiques. Qui choisir entre le MPA, le Parti de l’avenir, le FLN et le RND qui éprouvent des difficultés à constituer des listes dans certaines communes.

Bref, une grande partie des listes indépendantes est en difficulté. Ces listes cherchent des solutions pour figurer sur la liste de départ le jour du vote et la seule voie qui se présente devant elles reste le parrainage politique, autrement dit, se présenter sous des couleurs partisanes. Là se posera alors le problème de l’incompréhension entre les membres de la liste. Ceux qui se sont présentés en véritables indépendants risquent de se retirer et par ricochet poser un autre problème de confection de la liste. C’est l’entrée dans un engrenage. Un imbroglio, que beaucoup d’indépendants n’ont pas prévu dans leurs agendas.

A Béjaïa, sur 97 formulaires de demandes de candidatures retirés auprès des services de la Drag, on notera 17 cas relevant des partis politiques. 80 autres retraits sont l’oeuvre des indépendants, dont la majorité n’a pas dépassé l’écueil des parrainages, voire de la confection des listes. Pratiquement, toutes les communes comptent des listes sans chapelle politique, c’est dire le discrédit qui frappe une classe politique, aujourd’hui concurrencée sévèrement par ses propres transfuges ou de nouvelles têtes, à même de lui donner des sueurs froides. Mais la réalité du terrain s’est imposée.

Le risque est au final de ne pas figurer sur la liste de départ. Au niveau de l’Assemblée de wilaya (APW), trois listes indépendantes prétendent concurrencer les 15 listes des partis politiques. Là aussi, Rien n’est sûr pour l’instant.

Les chiffres liés au retrait ne sont pas forcément ceux qui seront sur la ligne le jour «J» car il faudra au préalable dépasser tous les écueils dressés par la force de la loi. Sachant qu’exception faite des grands partis politiques, tous les postulants doivent recueillir le nombre de signatures requises par la loi pour espérer faire partie des partants et dépasser tous les obstacles. Un siège vaut 50 signatures. Une fois portées devant un agent de l’administration locale, celles-ci sont reportées sur un support magnétique (CD), remis le jour du retrait des formulaires de participation.

Le contrôle se fait par voie informatique. Dès qu’une anomalie est signalée, la liste est automatiquement rejetée. Un recours est certes réservé par la loi mais n’est pas garanti pour autant. D’où ce rapprochement avec les chapelles politiques avec ce risque de perdre le caractère d’indépendance de ces listes. Le dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidatures est fixé au 24 septembre 2017. Des surprises sont à prévoir.

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