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Algérie: La récolte d’olives pourrait dépasser les 26.000 quintaux dans la wilaya de Ghardaïa

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La cueillette des olives pourrait dépasser les 26.000 quintaux dans la wilaya de Ghardaïa, au titre de l’actuelle campagne agricole, selon les prévisions de la direction locale des services agricoles (DSA).
Cette production prévisionnelle représentera une hausse de plus de 8% par rapport à celle de la dernière campagne agricole qui a connu une récolte de 23.816 QX, a indiqué à l’APS le responsable des statistiques à al DSA, Khaled Djebrit, Elle devrait donner lieu à un rendement moyen de 26 quintaux à l’hectare, et cela en dépit d’une très faible pluviométrie et des fortes chaleurs d’été qu’a connues la région, a-t-il précisé.
Cette campagne concerne prés de 192.720 oliviers productifs sur prés de 384.780 pieds plantés ces dernières années, dans la wilaya de Ghardaïa, a-t-il fait savoir. Selon les prévisions de la DSA, de cette récolte de 26.000 QX d’olives prévues, 22.000 QX seront consommés comme olives de table et 4.000 QX pour l’extraction de prés de 43.500 litres d’huile d’olive « vierge et bio », par le biais de trois huileries modernes créées à Guerrara, Ghardaïa et Béni-Isguen.
Arbre atypique, l’olivier se comporte fort bien dans un milieu hostile et résiste à la sécheresse, au sol rocailleux, tout comme il renaît du feu et du gel. Ses fruits se multiplient grâce à une taille experte, fait-on savoir.
L’oléiculture, qui constitue une des principales filières agricoles dans la wilaya de Ghardaïa, connait un essor ces dernières années, et la superficie qui lui est consacrée est passée de 118 ha en 2004 à quelques 1.816 hectares aujourd’hui, a souligné M.Djebrit.
Les surfaces plantées d’oliviers sont en constante progression comme en témoignent les nombreuses rangées d’oliviers nouvellement plantées comme brise-vents autour des périmètres agricoles créés le long de la RN-1 entre Ghardaïa et El-Menea et à Guerrara, où malgré l’absence de soins, leur fructification est relativement abondante, suscitant un engouement pour cet arbre noble.
La culture des olives ne cesse d’enregistrer des performances dans la région, à la faveur de la généralisation des moyens modernes d’irrigation et de la vulgarisation des itinéraires techniques de l’oléiculture auprès des agriculteurs et du respect des techniques de cueillette, de stockage et de trituration.
Des difficultés à trouver de la main-d’£uvre pour la récolte
De nombreux cultivateurs approchés par l’APS craignent de ne pouvoir récolter toute leur production oléicole, la pénurie de main-d’£uvre représentant le plus grand défi posé pour l’avenir de l’agriculture dans la wilaya de Ghardaïa, estime Hadj Kada.
Les agriculteurs de Ghardaïa comptent sur les immigrants clandestins pour combler cette rareté de main d’£uvre et éviter que la production d’olive ne dépérisse dans les champs. Cette rareté est aussi ressentie dans la filière ph£nicicole, a-t-il ajouté.
L’agriculture oasienne dans la région de Ghardaïa repose sur les petites exploitations familiales dont les travaux agricoles sont essentiellement manuels exécutés par des membres masculins de la famille durant leur période de repos, ce qui affecte négativement les récoltes et production, indique-t-on. L’intensification de la culture de l’olivier dans la wilaya doit être accompagnée par une formation des jeunes à l’oléiculture et l’introduction de la mécanisation pour la cueillette des fruits et éviter le dépérissement de la production, estiment les services agricoles. Les services agricoles et la conservation des forêts £uvrent à l’extension de l’olivier dans le sud de la wilaya de Ghardaïa, qui offre de nombreuses opportunités d’investissement et constituent des revenus substantiels pour de nombreux agriculteurs, fait-on savoir.
L’investissement dans la culture intensive de l’olivier peut aussi entrainer la création de nouvelles huileries, notamment au sud de la wilaya (Hassi-Lefhal et El-Menea), afin de renforcer la place de l’huile d’olive dans la vie économique locale et de booster la qualité de ce produit très prisé, poursuit-on.
Aussi, l’utilisation de la main d’oeuvre féminine pour la cueillette dans la région d’El-Menea contribuera à l’amélioration des conditions de vie de la population et à la création d’emplois, en plus d’apporter un élément de solution au problème de la main d’£uvre, selon la même source.

APS

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