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Le DG de l’ONDA : Nous avons demandé à Google de payer pour les artistes Algériens dont les productions sont postées sur YouTube

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La protection de l’innovation et de la propriété intellectuelle est l’une des actions de base de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), comptant quelque 20.000 membres, dont le directeur général a été amené, jeudi, a expliquer les activités et les mécanismes de fonctionnement.

S’exprimant à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, Sami Bencheikh El Hocine signale que la propriété intellectuelle figure parmi les préoccupations des gouvernants dans le monde, « la création et l’innovation étant à la base de tout développement économique ».

De l’exemple de l’Algérie dans ce domaine particulier, l’intervenant explique que celle-ci a fait de grands efforts en adhérant aux instruments internationaux de protection de la propriété intellectuelle, dont ceux protégeant les producteurs et acteurs d’œuvres cinématographiques.

Commentant l’exploitation « abusive », via les réseaux sociaux, d’oeuvres musicales et cinématographiques, « sans l’autorisation des titulaires de droits » M. Bencheikh El Hocine indique que l’ONDA a pris des contacts avec Google afin d’assurer des rémunérations aux artistes Algériens dont les productions sont postées sur You Tube et d’autres plateformes de l’internet.

En plus de se placer comme un organisme de veille et de protection des intérêts des créateurs nationaux et étrangers, il déclare attendre de ceux parmi ces derniers dont les œuvres ont été plagiées ou exploitées sans leur autorisation préalable, à faire part de leurs réclamation auprès de l’organisme qu’il dirige.

Du piratage et des téléchargements illicites d’œuvres de l’esprit, le directeur général de l’ONDA rappelle que pour lutter contre ces phénomènes, des dispositions pénales ont été prises par l’Algérie pour sanctionner ces atteintes, notamment par le biais de saisies et de poursuites judiciaires, relevant au passage qu’en la matière, les magistrats évitent d’être sévères vis-à-vis des contrevenants.

Citant certaines chaines privées Algériennes « de droit étranger », exploitant la propriété intellectuelle d’autrui, notamment des films, « sans autorisation », l’invité les appelle à se conformer aux règles établies en matière de protection de cette dernière, afin de ne pas engager la « responsabilité de l’Algérie ».

Lors de son intervention il rappelle, d’autre part, qu’au cours des dix derniers mois de 2017, l’ONDA a été amenée à payer environ 1,1 milliard de dinars aux quelques 4.800 auteurs pour les droits de reproduction et d’exécution publique ou de reproduction de leurs œuvres, un chiffre dont il précise qu’il atteindra plus de 2 milliards de dinars au terme de cette année.

M. Bencheikh El Hocine tient, aussi, à relever que « grâce à l’exécution d’œuvres sur la Radio Algérienne », la redevance de l’ONDA est passée de 2 à 6%, permettant du même coup à des « milliers d’artistes de percevoir des droits conséquents ».

Commentant l’apport de la télévision Algérienne, il déclare que celle-ci  éprouve « quelques difficultés » à payer ses redevances, ajoutant que des démarches ont été entamées pour renégocier le taux de ces dernières.

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