Les licences d’importation ont induit une baisse d’activité de : 20 À...

Les licences d’importation ont induit une baisse d’activité de : 20 À 30% Les ports commerciaux « suffoquent »

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Les ports de Mostaganem et de Djendjen, les plus pénalisés, arrivent tant bien que mal à combler leur manque à gagner.

A l’exception de celui d’Arzew, du fait de sa particularité, tous les ports commerciaux du pays ont connu, ces deux dernières années, une baisse de leurs activités. C’est une conséquence logique de l’entrée en vigueur depuis janvier 2016 du dispositif des licences d’importation. Un fléchissement qui varie entre 20 et 30%. C’est ce que nous ont rapporté les directeurs des ports que nous avons pu rencontrer lors de notre passage au Salon international du transport et de la logistique (Logistical) qui a ouvert ses portes hier, au Palais des expositions des Pins maritimes d’Alger. Selon les dires de ces derniers, on déduit vite que certains ports ont été plus impactés par le dispositif des licences d’importation que d’autres. C’est le cas en effet des ports de Mostaganem et de Djendjen où étaient réceptionnés tous les véhicules d’importation du pays. Selon les directeurs de ces deux ports où transitaient tous les véhicules importés par le pays «à cause du régime des licences, notre activité a chuté à près de 30% et par voie de conséquence nos recettes ont régressé drastiquement et si nous arrivons aujourd’hui à un équilibre financier entre les rentrées d’argent et les sorties c’est grâce au mouvement des conteneurs».Il faut dire que les responsables des deux ports cités plus haut s’en tirent tant bien que mal depuis qu’on n’enregistre aucune arrivée de voitures. La preuve: depuis une année, deux compagnies maritimes à savoir du côté algérien l’Entmv et du côté espagnol Balearia assurent la liaison entre le port de Mostaganem et celui de Valence. «Une ligne maritime qui donne entière satisfaction», selon les dires du responsable de stand de ce port non sans nous faire savoir l’ouverture prochaine de la ligne Mostaganem- Alicante et en projet Mostaganem-Marseille. On apprendra également de ce responsable que son port commence à devenir une plate-forme pour les exportations de produits maraîchers notamment la pomme de terre et le poivron ainsi que du couscous. En ce qui concerne le port de Djendjen, son président-directeur général, Abderrezak Sellami, nous a indiqué que «l’exportation d’une partie de la production de l’usine sidérurgique de Bellara va nous être d’un grand secours dans l’attente de la réception finale du grand terminal à conteneurs, un chantier qui accuse un taux d’avancement de près de 90%. Par contre du côté des ports de Annaba, Skikda, Béjaïa, Ténès, Oran et Ghazaouet, qui participent au Logistical, la baisse d’activité ne dépasse pas les 15% selon les dires des responsables de stand de ces ports. Ils nous ont indiqué à l’unanimité que «la baisse d’activité dans leurs ports respectifs résulte du faible tonnage d’arrivage des matériaux de construction, notamment le bois et le rond à béton car concerné par le dispositif des licences d’importation». Notons qu’au registre du fret par conteneurs, les responsables des entreprises versées dans ce type d’activité portuaire et participant au salon que nous avons rencontrés sur leur stand nous ont affirmé que le régime des licences d’importation ne les a guère affectés. Selon Rachid Kla, directeur commercial de la compagnie «Générale Maritime ou Gema» qui détient une grosse part de marché dans le transport de marchandise par conteneurs vers et de l’Algérie «Gema a réalisé durant les trois premiers trimestres de l’année en cours les mêmes résultats obtenus durant la même période de 2016». Ce dernier nous a également fait savoir d’après un sondage que sa compagnie a réalisé que «sur les 13 000 clients algériens que compte Gema 88% sont satisfaits de nos services».

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