Pour respirer financièrement, Sonelgaz va exporter de l’électricité vers la Libye

Pour respirer financièrement, Sonelgaz va exporter de l’électricité vers la Libye

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Plombé par un déficit de 48 milliards de DA, soit près de 450 millions de dollars, le groupe Sonelgaz cherche de nouveaux débouchés financiers notamment en Libye où elle va pouvoir exporter de l’électricité. 

Trouver des marchés à l’étranger pour se financer et rembourser ses dettes, voici donc le nouveau défi de Sonelgaz. Ce dernier a entrepris officiellement des négociations avec la General electricity company of Libya (Gecol) pour discuter des mécanismes à pour mettre en place permettant l’exportation de l’énergie électrique et d’autres services à partir de l’Algérie vers la Libye, a indiqué mardi le PDG de Sonelgaz, Mohamed Arkab.

“Nous avons une production nationale excédentaire en énergie électrique, notamment en hiver. Et à cette période, nos frères libyens ont besoin de cette énergie. Nous sommes donc en train d’étudier les possibilités d’un raccordement électrique de haute tension entre l’Algérie et la Libye à travers la Tunisie pour exporter notre énergie et leur offrir nos services à travers ces lignes électriques”, précise Mohamed Arkab en marge d’une réunion qui a regroupé les responsables de ces deux compagnies.

Soulignant que cette visite de la délégation libyenne en Algérie intervient suite à une demande de Sonelgaz, Mohamed Arkab explique qu’il s’agit de la relance d’une étude entamée en 2010 par les deux pays, mais qui a été retardée par les bouleversements politiques qu’a connus la Libye depuis 2011.

“Plusieurs projets sont à l’arrêt en Libye, d’autres n’ont pas encore démarré. Donc, nous voulons être les premiers à être présents sur le marché libyen”, a-t-il soutenu.

Relevant que Sonelgaz est arrivé à couvrir, par des moyens nationaux, la réalisation des centrales électriques, des lignes électriques, des postes électriques, des gazoducs pour la distribution du gaz, ainsi que la fabrication de certains équipements en Algérie, le même responsable affirme qu’avec ces capacités acquises, “il est temps d’entamer les opérations d’exportation des services, des études et les équipements produits en Algérie”.

“Nos entreprises nationales, qu’elles soient publiques ou privées, maîtrisent à présent les différents aspects de la production, le transport et la distribution de l’énergie. Nous devons alors en profiter pour aller vers l’exportation de notre savoir-faire vers la Libye, un pays avec lequel nous avons plusieurs points communs, notamment des frontières qui peuvent nous faciliter la coopération”, soutient Mohamed Arkab.

Pour sa part, le directeur exécutif de Gecol, Ali Mohamed Saci, a déclaré que ces négociations “visent à développer les opportunités de partenariat avec le Groupe Sonelgaz dont l’expérience a enregistré des succès dans ce domaine”.

Conduisant une délégation composée de cadres de cette société libyenne et d’experts en énergie électrique, M. Saci ajoute que Gecol veut tirer profit de l’expérience de Sonelgaz et mettre en place des partenariats avec ce Groupe.

“Nous rencontrons beaucoup de difficultés dans la production et le transport de l’électricité en Libye. Donc, nous voulons également bénéficier du réseau algérien pour alimenter certaines villes de l’ouest et du sud libyen”, a-t-il souhaité.

A ce propos, il a fait savoir que d’un commun accord, il a été décidé de créer une commission entre les deux entreprises pour étudier et mettre en place un partenariat dans les différents domaines de l’électricité. M. Saci a expliqué que les entreprises internationales sont absentes en Libye vu la situation qui y prévaut, “tandis que Sonelgaz a affiché sa disponibilité pour être présente et aider Gecol à achever ses projets et satisfaire les besoins du pays”.

Par ailleurs, la demande en électricité en Libye est “énorme”, relève M. Saci tout en souhaitant que Sonelgaz entame, à court terme, le transfert de son savoir-faire dans la production, le transport et la maintenance de l’énergie électrique vers ce pays maghrébin.

En somme, la partie libyenne souhaite l’examen d’une éventuelle connexion électrique entre l’Algérie et la Libye, ainsi que la possibilité de combler le déficit du réseau électrique libyen à partir du réseau algérien, et de discuter de l’expérience algérienne pour faire face à la demande croissante d’électricité.

Pour sa part, la partie algérienne propose la mise en place de moyens de production de l’électricité en Libye, la construction de centrales électriques et de réseaux électriques de basse et haute tension, ainsi que l’interconnexion électrique entre les deux pays à travers des réseaux de 220 et 400 Kv.

 

 

 

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