L’Algérie, l’Afrique et le Nepad : La vocation algérienne inscrite dans l’histoire

L’Algérie, l’Afrique et le Nepad : La vocation algérienne inscrite dans l’histoire

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La vocation africaine de l’Algérie est inscrite dans se géographie et dans son histoire Dans se géographie, car de par sa position de carrefour et de trait d’union entre le continent et l’Europe, la vocation ne peut partir logiquement que de là. Dans son histoire, l’Algérie est non seulement le pays de la ” porte ouverte ” mais aussi celui qui, par son ouverture du monde, a inscrit dans ses principes la promotion de l’unité africaine. Grâce à son sursaut national salutaire, l’Algérie a recouvré sa place de partenaire actif respecté et écouté sur la scène international. Ce statu, l’Algérie le doit aussi à la rectitude de ses principes et à sa loyauté dans ses engagements et qu’elle continue aujourd’hui à faire fluctuer ces acquis. Dans cet esprit, la politique étrangère du pays s’est investie activement pour la promotion de l’Unité africaine(UA) et pour le respect de sa Charte au servir de la préservation et de la consolidation de la paix et de la sécurité continentale et internationale.
Dans ce cadre, l’Etat algérien est demeuré aussi un acteur actif et des plus convoités dans la coopération et la solidarité continentale pour la lutte contre le terrorisme, en appelant toujours à éviter tout amalgame et en encourageant le dialogue entre les religions. L’Algérie accorde le même intérêt à la coopération africaine pour la lutte contre les fléaux la drogue, du blanchiment d’argent, de la corruption, du crime organisé et de l’immigration clandestine. L’autre préoccupation du pays et de continuer à investir ses énergies et sa volonté résolue dans la construction de l’Unité africaine qui doit bénéficier d’un environnement de sérénité grâce au règlement des conflits et des foyers de tension, conformément au droit international.
L’Afrique, cet ensemble qui n’a jamais ménagé sa solidarité avec l’Algérie, demeurera un champ privilégié de son engagement à la promotion du bon voisinage, à la construction de l’Unité “africaine et la concrétisation du Nepad.
Les raisons qu’on a à se réjouir, en dépit des critiques dont l’UA est toujours l’objet, sont précises. Sa recréation a marqué la fin d’une certaine division de l’Afrique en groupe rivaux, ce qui a procuré à chacun de ses membres, la fierté de faire partie de l’Organisation symbolique de l’Unité africaine Dans cet esprit, la diplomatie algérienne, bien que ne s’ayant pas investi dans tous les objectifs que l’UA.
S’était assignée dans sa Charte ; a à son actif le fait d’avoir bien souvent aidé à la conciliation et à la médiation entre les Etats africains pour la solution de leurs problèmes internes ou des conflits entre-eux.
Large également a été la contribution de l’Algérie à la ” cristallisation ” de l’opinion africaine autour du terrorisme, autour des événements du continent et du monde tout en réaffirmant aujourd’hui, au monde et aux africains, que l’Organisation panafricaine est le symbole vivant du maintien de la paix, de la justice, de l’égalité, de la dignité humaine et de la prospérité grâce à l’unité et à la solidarité. Cette volonté a toujours été une priorité pour l’Algérie et par conséquent préserver cette rectitude, cette volonté d’harmonie dans les positions des Etas africains et dans leurs actions afin l’entreprises soit couronnée de succès.
Ainsi, le bonheur de l’Afrique selon le président Abdelaziz Bouteflika ne devait se faire que par les Africains eux-mêmes. C’est dire en ces moments de crise de l’économie mondiale, l4UA est appelée à faire valoir ses efforts pour le développement économique du continent Loin d’être exclusivement un forum consacré à huer et conspuer l’ordre économique et monétaire international qui se fait à ses dépens, l’impérialisme e, le sionisme ,le terrorisme., les ingérences étrangères, l’UA doit être un rendez-vous qui doit être d’abord marqué par la prédominance des questions économiques qui devraient servir de soubassement aux options politiques de ses Etats membres, l’accélération du processus de développement industriel du continent, en mettant l’accent sur les projets multinationaux, la promotion du réseau routier panafricain ; la coopération entre les compagnies africaines de transports aériens dans le but d’accroitre les échanges et le tourisme. Ce sont là quelques projets qui jettent les jalons d’une coopération concrète des pays africains sur le plan économique et technique.
Mais ce n’est pas encore tout. L’Algérie attache beaucoup d’importance aux réalisations économiques et techniques parce que, comme l’on sait, une indépendance politique est un leurre si elle n’est pas accompagnée d’une indépendance économique et technique.
C’est pourquoi, l’Algérie a toujours formulé le désir que les pays africains amorcent entre eux une coopération réelle dans le cadre d’institutions économiques et techniques pour combattre le sous-développement, la sous-alimentation et la pauvreté qui caractérisent le continent, et pour faire face aux pays industrialisés, à la puissance militaire étrangère et au terrorisme.
Dès lors, il est temps que les pays membres de l’UA prennent conscience de leur solidarité pour l’équipement du continent, plein de richesses et de possibilités.
Les pays africains dans le cadre du Nepad peuvent faire beaucoup de choses pour le développement économique, militaire et technique du continent, en tenant compte de la diversité des ressources, des systèmes et structures économiques de chaque pays. Plus que jamais, et du fait de l’évolution de la scène internationale, la poursuite de l’idéal africain s’impose comme un impératif indispensable à l’insertion du continent dans un système mondial volatil, et travaillé par des mutations profondes Conséquences du passé colonial que tous les pays africain ont enduré, cet idéal doit ambitionné, aujourd’hui, d’inclure l’action en faveur du développement économique, du respect et de la promotion des valeurs humanistes et des normes de l’Etat de droit, exigences déjà inscrites dans l’Acte constitutif de l’UA.
C’est donc cette ambition qui permettra à l’Afrique, de s’affirmer chaque jour davantage, de peser d’un poids significatif dans les négociations internationales, et de savoir y faire valoir ses préoccupations et défendre ses intérêts. L’objectif est aussi de réaliser l’intégration économique du continent à l’horizon 2O25, ce qui représente maintenant, un délai assez rapproché. Ces objectifs d’intégration politique et socio-économiques ont été repris dans l’Acte constitutif de l’UA, qui réitère l’engagement souscrit en son temps dans le Traité d’Abuja, de création de la Communauté économique africaine.
A travers l’UA et le Nepad, l’Afrique a clairement souligné l’importance de l’objectif d’une intégration globale, pragmatique et progressiste ; Uns insistance sur la dimension régionale de ce processus et de son accélération, c’est l’un des adjectives prioritaires du présent.
Ammar Zitouni
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