Abdelaziz Bouteflika devant la justice

by Manager
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Depuis qu’il a été dépossédé de son cinquième mandant en avril dernier, Abdelaziz Bouteflika a vu nombre de ses ministres, directeurs, et hauts cadres défiler devant la justice à un rythme effréné. Cependant, il manque à cette liste l’élément principal, tenu pour le premier responsable de ces graves dépassements : Le président de la République déchu Abdelaziz Bouteflika. Sera-t-il convoqué par la justice ?

Pourquoi la justice n’a-t-elle pas auditionné le président de la République ? Compte tenu des rapports qu’ils recevaient mensuellement, des décrets et des arrêtés qu’il n’a cessé de signer, l’ex-chef de l’État a son témoignage à apporter. Et beaucoup de révélations à faire. Des vérités qui pourraient certainement aider le corps judiciaire à bien mener ses enquêtes et à travailler avec aise.

Le tour de Bouteflika viendra-t-il ?

Plusieurs questions sont posées à propos de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Où se trouve-t-il actuellement ? Pourquoi le pouvoir militaire entretient-il le secret sur sa personne ? L’institution militaire le protège-t-elle ? Toutes suscitent la curiosité des médias et de l’opinion publique.

La semaine passée, plusieurs médias algériens avaient rapporté que « le général Gaid Salah rendait régulièrement visite au président déchu ». Une information qui a fait grand bruit en Algérie. Certains observateurs soupçonnent « une mise en scène écrite depuis le début ». Et à travers laquelle « les clans du régime auraient trouvé un terrain d’entente ».

La justice n’a épargné aucun ministre, PDG, directeur, chef de cabinet, secrétaire général, chef de parti, responsable de la sûreté, concessionnaire, et autres cadres de l’État. Tout d’abord, c’est Saïd Bouteflika, ex-conseiller et frère du président déchu, qui a été convoqué par la justice, en compagnie de Mohamed Mediène, dit Toufik, ex-chef des renseignements, et de Athame Tartage (ex-coordinateur des services de sécurité). Tous ont été condamnés à 15 ans de prison ferme.

Ces ministres en prison pour des affaires de corruption

Le verdict de 15 ans de prison a également été prononcé à l’encontre de Boudjema Boudouar, ex-directeur central des Finances au sein du ministère de la Défense nationale. Ainsi qu’à l’encontre de Menad Nouba, ex-commandant de la Gendarmerie nationale. L’ex-commandant de la 2e région militaire, Said Bey, a, quant à lui, été placé sous mandat de dépôt, tout comme l’ex-directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) Abdelghani Hamel.

Les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, sont aussi placés sous mandat de dépôt pour corruption. D’autres ministres font partie de cette liste des ministres sous mandat dépôt. Nous citerons alors : Amara Benyounes, ex-ministre du Commerce, Djamel Ould Abbed, un ancien ministre de la Solidarité nationale, Tayeb Louh, ex-ministre de la Justice, Amar Ghoul, qui a occupé le poste de ministre des Travaux publics puis des Transports.

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